Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo , à travers la Commission Nationale de Contrôle des Armes légères et de petit calibre et de réduction de la violence armée (CNC-ALPC), a participé du 18 au 21 Novembre 2025, à Nairobi, aux travaux sur la révision et le renforcement de la mise en œuvre du Protocole de Nairobi sur le prévention, le contrôle et la réduction des armes légères et de petit calibre dans la région des grands lacs, la corne de l’Afrique et les Etats limitrophes.


Ces travaux techniques ont connu la participation des Etats membres du RECSA donnant leur expérience ainsi que des différents partenaires travaillant dans le domaine des ALPC entre autre UNIDIR, secrétariat ATT, SAFEWORLD, ISS, MAG, INTERPEACE…, ainsi que d’autres organisations nationales du Kenya . Les discussions ont été axé sur l’évaluation des Etats sur les Forces et faiblesses du Protocole de Nairobi, les défis majeurs de la région ainsi que les menaces contemporains en matière des ALPC.


Ainsi, prenant la parole durant les travaux au nom de Mr Landry BISIDI TSHILOMBO, Secrétaire Permanent de la CNC-ALPC, le Directeur des Operations de la CNC-ALPC, Mr John-César BOFAKA, a orienté ses interventions sur les constats réels sur la gestion notamment : l’alimentation du Rwanda au M23 en armes et munitions dans partie Est de la RDC violent toutes les dispositions du protocole, la recrudescence de l’insécurité à l’Est avec un cycle de violence exagéré, le manque de confiance dans la région, l’incapacité du RECSA à designer tout haut le pays à l’origine des violations qui ont eu lieu à l’Est de la RDC, la vocation non contraignante du protocole ainsi que le choix subjectif des pays ou doit se dérouler certaines opérations.


Pour ce faire, les 10 défis et menaces évoqués par la République Démocratique du Congo pour la révision dudit protocole sont :
 1.⁠ ⁠L’Instabilité sécuritaire dans la région,
 2.⁠ ⁠Le contrôle obligatoire des armes détenues par les missions de maintien de la paix,
 3.⁠ ⁠L’exploitation illégal des ressources naturelles d’un Etat par utilisation d’armes,
 4.⁠ ⁠Le contrôle rigoureux de transfert d’armes d’Etat à Etat
 5.⁠ ⁠Les sanctions contraignantes de transfert d’armes d’un Etat vers un Groupe armé d’un autre Etat
 6.⁠ ⁠La détention d’armes par les communautés frontalières et transnationales
 7.⁠ ⁠La révision profonde du projet d’amnistie de l’union africaine en réglant d’abord les problèmes profonds et les causes
 8.⁠ ⁠La détention d’armes par les communautés étrangères et transhumants avec leur pâturage
 9.⁠ ⁠La fabrication artisanale des armes ainsi que celles de 3D échappant ainsi au contrôle
10.⁠ ⁠La prise en compte des composantes d’armes et pièces dans les dispositions du protocole.


A la fin la réunion n’a pas abouti au document finale du protocole révisé par manque de consensus et les réactions accompagnés des amendements représentant les desideratats de chaque États qui n’ont pas été pris en compte dans l’évaluation menée par UNIDIR.

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